Où trouve-t-on de l’amiante dans les enrobés ?
L’amiante a été utilisé dans la fabrication de certains enrobés routiers, principalement pour ses propriétés de résistance et d’isolation. Cette utilisation concerne essentiellement des enrobés bitumineux, c’est-à-dire des mélanges de granulats et de liant bitumineux, auxquels des fibres d’amiante pouvaient être ajoutées pour améliorer la durabilité ou limiter la fissuration. La présence d’amiante dans les enrobés n’est pas systématique et dépend de la période de réalisation des travaux, des techniques employées et des choix des fabricants. Ce sujet revêt une importance particulière pour les collectivités, les entreprises de travaux publics et toute personne amenée à intervenir sur des chaussées, car la détection d’amiante dans les enrobés implique des précautions spécifiques lors des travaux de voirie ou de maintenance. Comprendre où et comment l’amiante peut se trouver dans les enrobés permet d’anticiper les démarches à suivre et de mieux appréhender les enjeux liés à la gestion de ces matériaux et les risques liés à l’amiante.prix d’un désamiantage de sols
Dans quels types d’enrobés routiers l’amiante a-t-il été utilisé ?
L’amiante a été utilisé principalement dans certains enrobés bitumineux routiers, en particulier dans les enrobés dits « amiantés » ou « enrobés à l’amiante ». On le retrouve surtout dans les enrobés de type bétons bitumineux, enrobés denses, enrobés drainants et parfois dans les couches de roulement ou de liaison. L’amiante était ajouté sous forme de fibres, le plus souvent du chrysotile, pour améliorer la résistance mécanique, la durabilité et la stabilité des enrobés. Son incorporation a concerné principalement des enrobés fabriqués entre les années 1970 et le début des années 1990. L’amiante pouvait être présent dans la matrice bitumineuse ou sous forme de feutres ou de joints intégrés à la structure de la chaussée. Tous les enrobés routiers ne contiennent pas d’amiante : son usage était limité à certains procédés ou formulations spécifiques, notamment pour des chaussées soumises à de fortes sollicitations ou dans des zones nécessitant une résistance accrue.
Pourquoi l’amiante a-t-il été incorporé dans certains enrobés ?
L’amiante a été incorporé dans certains enrobés routiers principalement pour ses propriétés techniques. L’ajout d’amiante, généralement sous forme de fibres, permettait d’améliorer la résistance mécanique des enrobés, notamment face aux déformations, à l’usure et aux variations de température. L’amiante contribuait également à renforcer la cohésion du mélange et à limiter la fissuration, ce qui prolongeait la durée de vie des revêtements. Par ailleurs, ses qualités isolantes et sa résistance au feu étaient appréciées dans certains contextes spécifiques, comme les chaussées soumises à des contraintes thermiques importantes. Ces avantages techniques expliquent l’utilisation de l’amiante dans certains enrobés avant que ses risques pour la santé ne soient pleinement reconnus et que son usage ne soit progressivement abandonné.
Où trouve-t-on encore des enrobés contenant de l’amiante aujourd’hui ?
Des enrobés contenant de l’amiante peuvent encore être présents sur certaines routes, parkings, trottoirs ou pistes industrielles réalisés avant l’interdiction de l’amiante en France. L’amiante a été utilisé principalement dans les enrobés bitumineux, notamment sous forme de fibres incorporées pour améliorer la résistance mécanique et la durabilité. On le retrouve surtout dans les couches de roulement ou de liaison, parfois en sous-couche, sur des axes routiers construits ou rénovés entre les années 1970 et 1990. Les enrobés amiantés sont plus fréquemment rencontrés dans les zones urbaines, industrielles ou sur des infrastructures ayant fait l’objet de travaux importants durant cette période. Leur présence n’est généralement pas visible à l’œil nu et nécessite des analyses spécifiques pour être confirmée. Les réseaux routiers anciens, certaines voies ferrées, aires de stockage ou sites industriels peuvent donc encore comporter des enrobés contenant de l’amiante, tant qu’aucune opération de réfection ou de retrait n’a été réalisée.
Quels travaux sur les enrobés peuvent exposer à l’amiante ?
Les travaux sur les enrobés susceptibles d’exposer à l’amiante concernent principalement les opérations qui génèrent des poussières ou des fibres lors de la manipulation, du perçage, du fraisage, du rabotage, du sciage, du carottage ou du découpage des couches d’enrobés bitumineux contenant de l’amiante. L’amiante a pu être incorporé dans certains enrobés routiers, notamment sous forme de fibres mélangées au bitume pour améliorer la résistance mécanique ou l’étanchéité.
Les interventions de réfection, de réparation, de démolition ou de retrait partiel ou total d’enrobés amiantés sont particulièrement concernées. Les travaux de voirie impliquant la création de tranchées, la pose de réseaux, ou la reprise de chaussées peuvent également exposer à l’amiante si les enrobés concernés en contiennent. Toute opération mécanique qui altère la structure de l’enrobé est susceptible de libérer des fibres d’amiante dans l’air.
Avant toute intervention sur des enrobés potentiellement amiantés, il est nécessaire de réaliser un diagnostic amiante afin d’identifier la présence éventuelle d’amiante. Risques d’exposition à l’amiante ou la production de déchets d’amiante. Avant d’engager ce type d’opérations, il est également recommandé de s’informer sur le prix d’un désamiantage de sols.
Si vous avez une question particulière concernant l’amiante, les risques, la gestion des déchets, ou toute question en rapport avec l’amiante, n’hésitez pas à nous envoyer votre questions via le formulaire ci dessous, nous vous répondrons dans les meilleurs délais.